« Stewrotica » par Stew : un hommage urbain à la culture japonaise

          C’est une exposition particulièrement inventive que nous offre GCA Gallery. Variété de supports, scénographie soignée, collaborations fructueuses, le travail de Stew est merveilleusement mis en valeur. Ce street artist et pochoiriste est passionné par la culture japonaise, et il lui dédie son travail. Un rapide entretien avec lui me permet de comprendre les origines de cet engouement : « En général, je réponds aux gens que ça me vient du club Dorothée. J’ai grandi avec les manga et les anime japonais. Mais je me rappelle aussi ma grand-mère qui possédait toute une collection d’estampes et d’objets chinois et japonais. Quand j’étais petit et que j’allais la voir, je dormais dans une chambre où s’entassaient ces objets. »

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Rooster, pochoir de bombe aérosol et acrylique sur toile

     Le vernissage avait lieu le 22 septembre dernier et les rayons du soleil couchant de ce début de soirée d’automne y embellissaient encore les oeuvres.  Ombres portées, lueurs dorées, traversent la pièce toute en vitres et en colonnes de béton brut.  Au centre flotte un immense kimono blanc, décoré de dessins géométriques. Car Stew s’est associé, pour la première fois, à l’artiste textile Ekicé pour réaliser des kimonos de toutes tailles, allant du minuscule au gigantesque, qu’il a ensuite ornés de motifs réalisés à l’aérosol.

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Kimono réalisé par Ékicé et bombé par Stew

     Ce qui fait la particularité de l’exposition, c’est aussi sa dimension érotique, qui lui a d’ailleurs donné son nom : « Stewrotica ». Comme me l’explique l’artiste, il était impossible de faire une exposition entièrement érotique, la galerie étant vitrée et toutes les oeuvres pouvant donc être vues depuis l’extérieur. C’était pourtant l’idée initiale ; mais une autre a germé : celle de créer un boudoir. Au fond de la salle, des façades mobiles forment un petit espace clos. Sur l’extérieur, elles supportent des oeuvres plus rangées, mais à l’intérieur elles sont tapissées d’affiches rose bonbon et des estampes plus que suggestives y sont accrochées. Elles s’inspirent des shunga, gravures érotiques traditionnelles japonaises. Rien d’obscène, évidemment, dans ce boudoir : c’est un véritable moment de poésie sensuelle et troublante, un rien provocatrice, qui nous est proposé et dans lequel on s’immerge avec plaisir.

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     Et puis, bien sûr, Stew est un street artist et il a, à ce titre, peint à même les murs des oeuvres superbes, dont un grand coq rouge, tout en finesse et en détails, autour duquel on retrouve les motifs géométriques qui font, en partie, l’unité de l’exposition. Il est aussi agréable de voir l’exposition se prolonger dans la rue, puisqu’un héron à double face orne les deux côtés d’une borne électrique, au bord des lignes de tram.

L’exposition « Stewrotica » est visible à la galerie GCA, du 23 septembre au 21 octobre 2017.

Galerie GCA : 2 place Farhat Hached 75013 PARIS

Le site de GCA Gallery : www.gcagallery.fr

Le site de Stew : stewearth.com

Le site d’Ékicé : ekice.tictail.com

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