Instagram review – III

     Troisième épisode de la série, où l’on vous recommande quelques comptes sur lesquels vous pourrez prendre le temps de vous perdre. Parce qu’Instagram est à ce jour le meilleur réseau social pour relayer un travail artistique à grande échelle, et parce qu’à titre personnel, on kiffe y passer du temps, Kiffe Ta Culture! a décidé de vous partager quelques coups de coeur. Cette fois-ci, on s’intéresse au collage photo, on parle d’érotisme, d’architecture, et toujours, bien sûr, de street-art.

1 – Quentin Gassiat

(Toutes les photos sont des captures d’écran du compte Instagram qgdesartistes.)

     On commence par un tour d’horizon du street art français, et surtout parisien, avec le compte de Quentin Gassiat : QG des artistes. Graffitis, grandes fresques et collages ; C215, Codex Urbanus ou encore Moyoshi : tout y est. C’est un compte qui, en plus de proposer de jolies photos de ce qui se fait en ce moment sur les murs de nos villes, constitue une bonne base d’information pour toute personne désireuse de découvrir de nouveaux artistes. De nombreuses photos sont enrichies de légendes qui relaient des informations utiles pour le novice comme pour le confirmé. Le compte Instagram se double d’un site,  qgdesartistes.fr, où l’on peut retrouver divers entretiens avec des artistes et surtout une carte interactive qui sert de guide au visiteur qui souhaiterai trouver des oeuvres, à Paris notamment.

Lien vers le compte : @qgdesartistes

2 – Pierre Cvln

(Toutes les photos sont des captures d’écran du compte Instagram bonkbuddy.)

     Bonkbuddy, Pierre de son prénom, photographie lui aussi l’art. Du street art, mais aussi de l’art contemporain et de l’architecture. Ce compte, en plus de la diversité des sujets et de la qualité des photos, se distingue par son esthétique générale, avec un maniement expert des iconiques bandes blanches d’Instagram, dont il se sert pour habilement décentrer les images. On trouve pêle-mêle des bâtiments aux perspectives écrasantes, des expositions audacieuses et du graffiti brut. Pierre ne se contente pas de capturer puis de relayer ce qu’il voit : il a un véritable oeil de photographe, ce qui lui permet d’apporter sa touche personnelle à chaque cliché publié.

Lien vers le compte : @bonkbuddy

3 – Gris One

(Toutes les photos sont des captures d’écran du compte Instagram grisone.)

     Encore du street art, avec cette fois un gros plan sur l’artiste Gris One. Ses murs, souvent d’une dimension conséquente, sont une explosion de couleur (bien qu’il ait aussi une grande maitrise du noir et blanc) : il y peint souvent des bêtes difformes, aux yeux multiples et exorbités, et aux poils, écailles, ou plumes, bariolés. En remontant le fil de ses publications, on constate que si ses oeuvres sont au début assez figuratives, il s’affirme de plus en plus dans un style abstrait, fait de formes géométriques angulaires qui composent des tableaux déstructurés. L’intérêt à suivre Gris One sur Instagram, c’est aussi de voir les dessous de son travail. On comprend ainsi qu’en dépit de l’aspect halluciné de ses oeuvres, il est capable de saisir le réel avec une grande exactitude, pour ensuite le transformer, le sublimer, le déformer au mieux. Il publie également des vidéos qui retracent les étapes de ses créations, ainsi que quelques courtes animations psychédéliques.

Lien vers le compte : @grisone

4 – Madeleine Froment

(Toutes les photos sont des captures d’écran du compte Instagram madeleinelatelier.)

     Sous ce nom savoureux se cache une artiste talentueuse, à la fois dessinatrice et photographe, qui colle parfois ses oeuvres dans la rue. Son travail, qu’elle partage régulièrement sur Instagram, permet de contempler des corps à la fois voluptueux, délicats, langoureux ou bruts, virils ou féminins, et toujours naturels. Quand Internet a souvent tendance à nous abreuver de corps dits « parfaits » parce que lisses et minces, il est toujours plaisant de trouver des représentations plus réalistes. Celles-ci nous permettent de nous rendre compte que la beauté est nichée au creux de chaque bourrelet, visible au bout de chaque angle osseux, parfois même enfouie dans une touffe de poils drus. Les productions de Madeleine Froment en sont la parfaite illustration.

Lien vers le compte : @madeleinelatelier

5 – Naropinosa

(Toutes les photos sont des captures d’écran du compte Instagram Naropinosa.)

     On termine avec une discipline un peu particulière, celle du collage photo, avec le compte de NaroPinosa. Les compositions proposées ne se soucient pas d’une retouche photo aboutie pour donner un ensemble joli ou réaliste, bien qu’elles ne s’interdisent ni l’un ni l’autre. L’important, c’est l’association brute et intelligente d’images, pour susciter des questionnements, pour court-circuiter nos perceptions.  Comme cela a déjà été dit dans beaucoup d’articles à propos d’autres artistes (comme ici ou ici), ce savoir dans le collage photo permet de faire un habile pied de nez à la censure d’Instagram. Mais c’est aussi un art qui existe pour lui même et qui développe ses propres codes et son propre langage, et qui va bien au delà de la simple blague. Si un humour, plutôt cynique d’ailleurs, est évidement présent dans bon nombre de publications, nous sommes ici face à la recherche d’une poésie simple, rapide et efficace.

Lien vers le compte : @naropinosa

 

 

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